Partager l'article ! Marque Bretagne : une première analyse des médias nationaux: Comment les grands médias nationaux ont-ils relayé l ...
Comment les grands médias nationaux ont-ils relayé le lancement de la marque Bretagne ou évoqué la Bretagne durant la même période ?
Charles-Edouard Houllier-Guibert, Maître de conférences en sciences de gestion à l'Université de Rouen, vous propose une analyse sans complaisance des premiers discours et nous interroge sur la capacité d'une marque à dépasser les clichés ancrés dans les médias.
A lire, méditer et commenter !
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cet article a l'air très intéressant, malheureusement je ne peux pas télécharger la note... (lien vide sur firefox)
Cdt,
Virginie Mahé
J'aurais souhaité télécharger la note dont vous parlez mais il me semble que le lien ne soit pas actif. Cela vient peut etre de ma connexion. Je retenterai plus tard.
Bien cordialement,
Charline ESCOFFIER
Merci aux fidèles lecteurs du blog. Le lien a été réparé. J'avais du faire une mauvaise manipulation. Cordialement
La vision caricaturale des médias cités peut être contrebalancée par un travail de relations presse sur la durée. Mais cela n'a jamais été mis en oeuvre par le conseil régional de Bretagne qui préfère les coups à uns véritable stratégie de communication.
Aucune concertation avec Produit en Bretagne : c'est regrettable.
En lisant cet article, j'ai l'impression qu'il y a confusion dans la présentation du constat, de la solution et de la stratégie. Je ne crois pas que la communication de la Région Bretagne ait été non plus bien comprise ... La Région souhaitait dans un premier temps communiquer auprès de futurs partenaires qui EUX seront les porte-paroles de la Bretagne via la nouvelle marque ! Il n'y a donc pas eu de vraie communication directement au client final à proprement parler. D'où la difficulté pour les journalistes de traduire cette opération ... La Région a choisi un business plan "libertaire" s'appuyant sur des acteurs civils (entreprises, associations, diaspora ...).
La Région Bretagne porte certes et d'ores et déjà la nouvelle marque Bretagne, mais il ne s'agit pas d'une marque institutionnelle. L'enjeu est de faire en sorte que la société civile se l'approprie non pour elle même mais pour en faire un outil de promotion hors Bretagne du savoir faire breton et de la Bretagne, y compris dans les domaines high-tech et de l'innovation.
Quant aux stéréotypes, qu'il ne faut pas non plus confondre avec la caricature comico-sarcastique que l'on en fait parfois, ils posent problème. Tout simplement, parce que les Bretons ont construit leur identité en se les appropriant (paysage, phare, galette, tétu ...). Contrairement à d'autres régions européennes (Catalogne, Ecosse ...), la Bretagne n'a pas réussi à vraiment développer un mouvement nationaliste moderniste régional en raison d'un contexte français extrêmement sévère contre les mouvements identitaires. Le seul mouvement est celui des Seizh Breur, mouvement artistique des années 20-30 qui souhaitait se débarasser des biniouseries et bâtir un art breton moderne s'appuyant alors sur les grandes tendances de leur époque (mouvement moderne, art nouveau ... ) ; c'était l'époque des mouvements des nationalités en Europe.
Pour en revenir a aujourd'hui, notons que la démarche de Produit en Bretagne a eu pour but de surfer sur ces stéréotypes régionalistes essentiellement dans l'agro-alimentaire puis plus tard la culture. Produit en Bretagne n'est donc pas du tout représentative de l'économie bretonne dans son ensemble (télécoms, automobile, aéronautique ???) et ne sera jamais un porte-drapeau de toute la Bretagne.
Notons d'ailleurs que le label (et non la marque !) de Produit en Bretagne (le phare) n'est pas pertinent pour l'international et l'association a lancé l'année dernière un nouveau label (hermine) : Bretagne Excellence ; mais dont le déploiement reste encore relativement théorique.
Il est évident que ce travail de changement d'image sera colossal et pour réussir il faudra sortir du précarré français. Le seul moyen est de mener des opérations a l'international avec un retour com' en France.
Un Breton à Tokyo.