56ème Congrès du CNER - Identité, image et marketing des territoires

Publié le par Vincent Gollain



Les 17 et 18 septembre 2009, se tient à Bourges le 56ème Congrès du CNER, la fédération nationale des comités d’expansion et des agences de développement économique. C’est un rendez-vous attendu par la profession qui se retrouve tous les ans à la même période pour discuter de sujets clés et échanger. Le nouveau Président du CNER, M. Paul Jeanneteau, a inauguré le congrès après le discours d’Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat. Une minute de silence a été partagée entre les congressistes à la mémoire d’Adrien Zellen, ancien Président.

 

Le thème de ce congrès est intitulé « Réinventer le développement économique local ».

 

La première table-ronde avait pour thème « Identité, image et marketing des territoires », un sujet d'importance! Elle a été présidée par Alain Rafesthain, Président du Conseil général du Cher. 5 intervenants de qualité se sont exprimés à ses côtés :

-          Didier Janot, Président d’Horizon Bleu (réf. Invest in Reims par exemple) ;

-          Daniel Colling, Fondateur et directeur du Printemps de Bourges

-          Robert Richard, Président du pôle Image Magelis d’Angoulême ;

-          Michel Apchin, Maire de Saumur et Président de la Communauté d’agglomération Saumur Loire Développement ;

-          Xavier Beulin, Président du CESR de la région Centre.

 

Un élément fondamental me semble avoir été abordé lors de cette table ronde : l’impact des manifestations culturelles, événements, festivals, etc. sur le développement économique. En effet, l’évolution actuelle des attentes des populations tient en une préférence croissante pour ces événements, éphémères, au détriment parfois de l’installation de nouveaux équipements « en dur ». Avec la multiplication de ces manifestations, se pose donc un défi croissant pour les agences de développement économique : comment intensifier les retombées économiques de ces événements sur le territoire ? Comment créer les événements attendus par le public lorsque le territoire possède une densité économique suffisante d’acteurs ? A cela s’ajoute également une question supplémentaire : comment construire une articulation efficace avec les acteurs du milieu culturel et du patrimoine qui sont souvent des partenaires clés de ces manifestations ?

 

Toutes les réponses n’ont pas été apportées par les orateurs, mais je retiendrai plusieurs idées directrices :

-          Il faut être bien connu, mais surtout il faut être connu en bien.

-          Construire une politique de marque territoriale suppose de bien connaître les traits caractéristiques de son territoire (une bonne analyse Cerise Revait ® !) et d’avoir une volonté stratégique. C'est essentiel pour faire travailler une agence de marketing et communication.

-          les retombées économiques d’une manifestation culturelle peuvent être intensifiées par un maillage important avec les acteurs locaux (Bourges, Magelis), mais la création d’actifs permanents n’est pas automatique (Bourges). Il est nécessaire d’agir en même temps sur le développement économique si l’on souhaite créer un « mini –cluster » permanent dans les activités proches de la manifestation.

-          Posséder des actifs territoriaux stratégiques n’est pas suffisant pour créer des manifestations ayant une forte visibilité.

-          L’absence d’actifs territoriaux stratégiques est handicapante.

-          Il est nécessaire de se placer dans le temps long tant pour installer durablement un événement (Bourges, Festival de la BD d’Angoulême) que pour promouvoir une image forte du territoire.

-          Vouloir faire du buzz à tout prix peut être contraire à la construction de l’identité du territoire à moyen terme.

Publié dans Conférence

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