Quelle valeur votre territoire apporte-t-il à la "classe créative" ?

Publié le par Vincent Gollain

Avec la globalisation, on assiste à la mobilité internationale croissante d'individus comme des chercheurs, créatifs, entrepreneurs, financiers, spécialistes du numérique, etc. qui "passent" de villes en villes au cours de leurs carrières. On regroupe parfois ces personnes dans la catégorie de la "classe créative".

Initialement, ce mouvement était étroitement associé aux grandes entreprises mondiales qui expatriaient leurs cadres. Aujourd'hui, ce phénomène s'est accentué et il n'est pas rare d'entendre ces professionnels s'exprimer sur la nécessité de passer quelques années dans un centre de recherche de Boston, une entreprise High Tech de la Silicon Valley, une banque de Londres ou encore une entreprise du Luxe à Paris. Plusieurs foyers se distinguent à l'échelle mondiale pour ces populations, certains d'entre eux étant évalués sur des bases objectives, d'autres sur des perceptions. Ce mouvement est devenu tellement fort que des chercheurs, comme Richard Florida, produisent de nombreux benchmarks et ouvrages sur les villes créatives afin de faciliter le choix des classes créatives. L'argument est simple et efficace : le choix d'un lieu de vie est désormais pour un individu une décision stratégique pour sa vie professionnelle. Il faut être là où cela se passe et donc prendre la bonne décision !

Les marketeurs territoriaux de certaines grandes villes mondiales s'attaquent désormais à ce marché en construisant des argumentaires destinés à prouver l'apport de l'agglomération à la carrière professionnelle du public ciblé. C'est le cas de l'agence Think London qui a développé un argumentaire destiné à prouver la valeur ajoutée apportée à Londres à un cadre impatrié. La brochure est téléchargeable ici : link

Ci-après : une présentation de Richard Florida concernant son dernier ouvrage "Who's your City ?" :


Publié dans Prospective

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