L'agence de développement du Grand Londres, Think London, est présente depuis plusieurs mois sur YouTube afin d'y
promouvoir Londres auprès des entreprises et investisseurs internationaux.
Think London a créé la chaîne "Think London" ce qui lui permet d'afficher une courte fiche
d'identité sur l'agence et ses métiers et de diffuser ainsi près d'une quarantaine de reportge (début décembre).
Les films diffusés sont essentiellement des témoignages d'entreprises internationales présentes ou récemment implantées à Londres (Tata, Amgen, Samsung, Nokia, China Netcom, etc.). La plupart des
interviews sont disponibles en anglais, mais certaines sont également en chinois. Bien entendu, certaines vidéos, comme celle ci-dessous, présentent Londres ou les activités et services de
l'agence Think London.
Simon Anholt lors d'une conférence, (c)
J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer lors d'articles de ce blog plusieurs classements des marques des grandes régions mondiales (Saffron consultants, blog sur le city branding, ouvrage spécialisé) ou de décrire les stratégies de marque déployées par des villes, départements ou régions.
L'un des grands spécialistes internationaux est Simon Anholt qui a publié de nombreux ouvrages sur la politique de marque des pays, villes et régions.
Pour lui, la marque d'une ville repose sur 6 critères fondamentaux :
- The Presence : la présence internationale c'est la place que joue la région métropolitaine dans l'économie mondiale;
- The Place : les qualités et inconvénients de la qualité de la vie;
- The Pulse : le dynamisme de la vie urbaine;
- The Prerequisites : la qualité des équipements urbains;
- The People : les habitants et notamment leur ouverture;
- The Potential : le potentiel de développement économique de la ville et les possibilités qu'elle offre.
Le classement repose sur une enquête auprès d'une sélection d'habitants qui répondent à différentes caractéristiques. 40 villes mondiales sont analysées.
Le classement 2007 des 10 principales villes mondiales est le suivant :
1. Sydney
2. Londres
3. Paris
4. New York
5. Rome
6. Melbourne
7. Barcelone
8. Vancouver
9. Amsterdam
10. Montréal.
Télécharger le classement
2007.
Plus :
Pour en savoir plus sur les travaux de Simon Anholt, cliquer
ici.
Pour acheter ses ouvrages.
Je vous recommande d'utiliser une fonctionnalité interactive de son site Internet fondé sur le City Brand IndexTM. Comment les américains jugent l'attractivité de Paris ? Comment
les allemands jugent la vivacité de Mexico City ? A quel niveau se trouve Los Angeles pour les Japonais en matière d'opportunités ? ou encore, quelle image globale de Singapur pour les indiens ?
Les réponses sont ICI.
Enfin, pour connaître sa méthode de travail, je vous conseille l'article du blog du Master 2 de Dominique Pagès du CELSA : cliquer ici.
Panorama sur l'Elbe à Dresde, auteur : Etienne André
La ville baroque de Dresde (Dresden en Allemand) est l'une des plus belles villes allemandes. Avec 500 000 habitants, elle peut se comparer à Lyon.
Depuis plusieurs années la ville multiplie les initiatives de marketing territorial afin de renforcer l'image nationale et internationale de la Capitale du Land de Saxe :
- création d'un groupe chargé du "city marketing" et rassemblant des acteurs publics et privés;
- élaboration et mise en place d'une stratégie marketing;
- élaboration et mise en place d'un "Students welcome package" afin de renforcer l'attractivité des universités locales dont l'Université technologiquede Dresde (35 000 étudiants);
- édition d'un guide pratique de la ville (40 000 exemplaires pour l'édition 2008)
- développement de lieux d'accueil dédiés aux entreprises ciblées.
Plus :
- présentation ville de Dresde
- service développement économique de la ville
- présentation PPT sur le marketing en Allemagne et à Dresde.
Bonsoir,
La 3ème version de Cerise Revait (r), méthode gratuite d'évaluation des atouts concurrentiels de son offre territoriale, vient de paraître.
Cette méthode, élaborée dans le cadre du Club des développeurs Economiques d'Ile-de-France (CDEIF), permet de faciliter
l'analyse de votre offre territoriale lors de vos analyses amont de marketing territorial. Elle facilite l'identification des filières économiques pour lesquelles votre offre territoriale dispose
des meilleurs avantages comparatifs face à vos concurrents.
Pour télécharger la méthode, le Power Point associé ainsi que les tableaux excel, merci de cliquer ICI.
Vincent Gollain
Le Conseil général de l'Aisne a débuté sa 4ème saison pour sa campagne de notoriété, L'Aisne it's open. Les parisiens
n'y ont pas échappé, puisque d'immenses affiches sont visibles sur le boulevard périphérique de Paris depuis le 1er septembre 2008 et jusqu'au 31 octobre (Porte de la Chapelle et Porte de
Saint-Ouen). Plus récemment, les affiches sont aussi visibles dans le métro parisien.
Engagée en 2005 (puisqu'on vous dit qu'en marketing "la réputation, c'est la répétition !"), cette nouvelle campagne a été confiée, selon CB News, à l'agence Horizon Bleu qui s'est engagée pour une année, reconductible pour 3 ans. Le budget confié est d'un million d'euros par
an.
Après avoir utilisé précédemment des slogans anglais détournés ("fish aisne chips", "aisne joy" ou encore les leçons d'anglais du "Aisneglisch Institute") qui ont été remarqués et très commentés, ce quatrième acte se fonde sur la lettre "N" : "Changez d'R pour l'N" ou encore "l'N quand on y goûte
on M".
L'objectif de cette campagne est identique à celle des Urbanophiles : séduire un
public urbain qui serait intéressé à quitter la région Ile-de-France pour vivre et travailler dans l'Aisne. Le site Internet comprend d'ailleurs une rubrique "Donner de l'air à sa boîte". Bien entendu, l'Agence de Développement de l'Aisne est en bonne place sur le site afin d'offrir les services
adéquats.
Vincent Gollain
Le webmaster du site Internet du Club des Développeurs Economiques d'Ile-de-France, Cédric Vassaux, vient de me communiquer
les chiffres des téléchargements, sur les 3 premiers trimestres de l'année 2008, des méthodes et guides mis au point en matière de marketing territorial. Ils dépassent nos prévisions!
- la méthode d'analyse de l'offre territoriale baptisée Cerise Revait (r) :
1 200 téléchargements
- la matrice excel de la méthode Cerise Revait : 150 téléchargements
- le guide pratique de marketing territorial :
600 téléchargements
- le café économique du Club sur le marketing territorial : 250 téléchargements.
Si vous n'avez pas encore téléchargés ces documents, n'hésitez pas car ils sont gratuits et ICI.
N'hésitez pas à nous faire part de vos besoins, nous tâcherons d'y répondre à travers les futurs travaux du Club qui sont relancés grâce à David Rozenberg, son nouveau Délégué général. Pour plus
d'informations et rejoindre le CDEIF, connectez vous sur le blog du Club.
Vincent Gollain
Des participants au 9eme séminaire dans les locaux de l'échangeur PME Paris Ile-de-France
Plus de 80 personnes ont assisté au 9ème séminaire économique consacré aux "opportunités offertes par les univers virtuels pour le marketing territorial", rencontre organisée dans le cadre
de l'ARD Paris Ile-de-France et dans les locaux de l'échangeur PME Paris Ile-de-France. Ce séminaire était organisé en partenariat avec l'ARTESI, Cap
Digital, le Comex'93 et Le Cube.
Il s'agissait, avec ce séminaire, de découvrir ces univers, de les explorer et d'apprécier les possibilités offertes aux territoires pour utiliser ces nouveaux médias afin d'y mener des actions
de marketing territorial. Pour moi, il s'agissait également de faire progresser ma
réflexion sur ce sujet.
Nils Aziosmanoff, Président du Cube, a débuté ce séminaire par une intervention intitulée "Second Life vs Shanghai". Il s'agissait pour lui, en s'appuyant sur une série de petits films, de
montrer l'omniprésence des écrans de toutes tailles dans les villes dynamiques d'Asie (Shanghai, Tokyo ou Séoul). Outre l'utilisation de ces écrans à des fins publicitaires, Nils Aziosmanoff a
expliqué que chacun d'entre eux était désormais une porte d'entrée vers les univers virtuels et plus généralement le monde numérique. La réalité de la ville se trouve "augmentée" par ces fenêtres
ouvertes sur le monde numérique.
Nils Aziosmanoff a ensuite présenté la représentation virtuelle en 3D de la ville d'Issy-les-Moulineaux réalisée par le société Navidis, société également au coeur de la carte interactive éconovista.
Stéphane Singier, chargé de mission chez Cap Digital, est ensuite intervenu pour indiquer que les mondes miroirs comme Google
Earth et Microsoft Virtual Earth ne sont encore qu'à leurs débuts et vont donc offrir des
opportunités croissantes pour représenter des territoires dans ces univers. Stéphane Singier a également présenter le projet Terra Numérica porté par le pôle de compétitivité Cap Digital. Ce projet de R&D collaborative a pour ambition de fournir à l'Internaute, particulier ou
professionnel, un système global d'information fondé sur une base géographique 3D.
Loïc Haÿ, chargé de mission d'ARTESI, est ensuite intervenu pour présenter l'éco-système des univers virtuels et leurs dynamiques de développement en se fondant sur les travaux du Métalab. Sa présentation, extrêmement dense, a permis d'illustrer la jeunesse de ces nouveaux mondes, leurs
dynamiques et de présenter quelques uns des nouveaux usages qui s'y déroulent. Loïc Haÿ a complété son intervention par une présentation in vivo sur Second Life, univers dans lequel il avait donné rendez-vous à des représentants d'autres collectivités territoriales françaises
(Bretagne et pays Basque).
Conor Marcus, chargé de mission au Comex93, a par la suite présenté l'expérience de l'agence de développement de la Seine st Denis dans Second Life depuis le mois de mars 2008. Il nous a expliqué que cette expérimentation avait
atteint ses objectifs, notamment par la media value générée par cette initiative. Fait intéressant, cette initiative a été réalisée en partenariat avec un acteur privé.
En guise de conclusions provisoires, je crois que l'on peut retenir plusieurs idées force de ce séminaire :
- les "mondes réels se virtualisent" tandis que les "mondes virtuels tentent de se rapprocher des mondes réels", ce double mouvement ouvrant ainsi de multiples passerelles entre réel et virtuel
;
- le métavers (méta-univers) n'existe pas et il faudra donc composer encore pendant de nombreuses années avec une galaxie d'univers virtuels, mais qui seront de plus en plus interconnectés entre
eux. Du fait des coûts de développement et de fonctionnement, on peut tout de même penser que certains d'entre eux deviendront des portails d'entrée sur des univers particuliers tandis que
d'autres disparaîtront ;
- poussé par les "digital natives", ces mondes virtuels vont occuper une place croissante dans la
vie professionnelle tant pour s'informer, que pour échanger et faire des affaires ;
- l'Europe possède de réelles compétences scientifiques-technologiques et industrrielles, en particulier en Ile-de-France avec Cap Digital, mais les usages s'y développent beaucoup moins
rapidement que dans d'autres parties du monde. Or, c'est avec l'accumulation d'expériences que l'Europe, et plus particulièrement l'Ile-de-France, pourront tirer leurs épingles du jeu ;
- il semble nécessaire d'investir dès à présent dans une réflexion approfondie sur les opportunités que l'Ile-de-France pourrait tirer des univers virtuels pour améliorer sa présence et son
marketing territorial. Cette piste a d'ailleurs été retenue dans le cadre d'une action proposée dans le Plan d'Actions
Attractivité en cours de finalisation ;
- enfin, au regard des premières expériences menées, les retombées à court terme d'une telle initiative relèveront surtout d'une media value, les retombées économiques ne se faisant sentir qu'à
moyen terme.
Un sujet à suivre !
Vous pouvez retrouver l'intégralité de ce séminaire sur Internet (à l'exception de 5minutes du fait d'une coupure Internet) en suivant les liens suivants :
- 9ème séminaire économique, partie 1 : https://admin.na3.acrobat.com/_a183912/p39993624/
- 9ème séminaire économique, partie 2 : https://admin.na3.acrobat.com/_a183912/p48974522/
Vincent Gollain
MAJ sept 2009 : lien vers un article sur l'économie des mondes
virtuels.
Mise en valeur d'une célébrité du Golf mondial, Gary Player, par Abu Dhabi, octobre 2008
Les célébrités font vendre, c'est bien connu.
Pour Vincent Fischer, on peut définir le "Celebrity marketing comme la mise à
contribution de célébrités pour incarner des marques dans l'objectif d'augmenter des ventes. La célébrité va être choisie comme un élément différenciateur, un support de positionnement, qui doit
permettre d'augmenter les ventes. La célébrité comme ambassadeur de marque est un rêve, une belle histoire que le consommateur à envie de se faire raconter et qui ne doit avoir qu'un objectif :
vendre plus".
En matière de marketing territorial, et à l'instar d'une pratique importante aux Etats-Unis et au Japon pur le marketing d'entreprise, les célébrités jouent désormais un rôle croissant.
Traditionnellement, elles ont été utilisées pour témoigner dans les plaquettes, vidéos, etc. afin de contribuer à apporter la preuve de la valeur apporté par le territoire à leurs entreprises ou
décisions d'investissements. Dans la logique "Argument, Preuve, bénéfice", ces
célébrités confortent la Preuve ou le Bénéfice du territoire.
La campagne de Reims Champagne Développement illustre une utilisation plus forte des
célébrités puisqu'elles sont mises à contribution pour servir de support au positionnement de Reims dans son environnement concurrentiel.
Enfin, les émirats de Dubai et d'Abu Dhabi poussent encore plus loin l'utilisation des célébrités puisqu'elles sont mises à contribution tant pour renforcer le positionnement de ces émirats que
pour contribuer à certains projets immobiliers emblématiques de ces émirats (parcours de Golf, circuits de voiture, grands projets d'aménagement, hôtels et resorts, etc.). Récemment Brad Pitt,
en s'impliquant dans la réalisation d'un complexe hôtelier de 800 chambres, a rejoint la longue liste des personnalités ayant contribué aux développements immobiliers de
Dubai. Plus sur le marketing des célébrités par les développeurs immobiliers de Dubai (en anglais uniquement)
Plus sur le celebrity
marketing.
Vincent Gollain
Projet de tour d'1 kilomètre de hauteur, Nakheel, Salon Cityscape, octobre 2008
Du 6 au 9 octobre 2008 se tenait à Dubaï la nouvelle édition du salon Cityscape qui a battu des records de fréquentation
avec 70000 visiteurs annoncés par l'organisateur.
Ce salon est un observatoire privilégié pour percevoir les dynamiques à l'oeuvre dans les Emirats Arabes Unis, mais aussi des pays environnants. Les stands de qualité, les maquettes, tout comme les outils de visualisation en 3D,
sont largement mis en oeuvre par les exposants pour attirer les visiteurs.
Les projets présentés sont nombreux et également à la hauteur des ambitions de ces pays comme en témoigne le projet de Nakheel d'une tour d'un Kilomètre de haut à Dubai,
celle du Burj Dubai (800 mètres) étant
toujours en construction (ouverture prévue dans moins d'un an).
Cette édition du salon Cityscape s'est tenue à Dubai. La ville-Emirat de Dubai, que nous avions déjà présenté à travers un film, est d'ailleurs toujours un vaste chantier tant les travaux sont nombreux
afin d'atteindre les objectifs de développement fixés par le Cheikh Mohammed Bin Rached AL MAKTOUM.
En résumé, un salon intéressant à voir pour découvrir et approfondir les projets de cette région du monde, mais aussi pour évaluer les menaces et opportunités offertes.
Vincent Gollain
Autre site Internet sur l'avancement du Burj Dubai : ICI.
Site de Nakheel consacré à la tour : ICI.
Site Internet de la Mission économique de la France à Dubai : ICI.