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Le Projet Métropolitain de l’aire toulonnaise, porté depuis 2005 par les collectivités avec l’appui en ingénierie territoriale de l’Agence d’Urbanisme de l’Aire Toulonnaise (l’AU[dat]), est une démarche qui vise à accroître le rayonnement de la métropole au plan régional, national, européen, l’occasion d’une réflexion approfondie sur les fonctions métropolitaines et technopolitaines spécifiques de ce territoire.
Dans ce cadre, les Ateliers du Projet Métropolitain, mis en place en 2009, autour de paroles d’experts des acteurs de la sphère publique et privée, entendent favoriser l’émergence éventuelle « d’une matière à projets » nouvelle, susceptible de faire progresser l’aire toulonnaise dans son adaptation permanente aux évolutions économiques, sociales et environnementales.
L’Atelier 2 du Projet Métropolitain de l’Aire Toulonnaise, qui s’est tenu à la Seyne sur mer en Décembre dernier, avait pour objet d’ouvrir le débat sur les stratégies de communication ou de marketing des territoires. En effet, dans un contexte où les concurrences s’intensifient, à la recherche d’attractivité et de différenciation, les territoires sont de plus en plus nombreux à se lancer dans des réflexions et actions liées à leur image. Pour animer les échanges, l’AU[dat] a choisi de mettre en valeur les expériences de Dunkerque et du Havre, en les replaçant dans leur contexte national et européen.
Quatre intervenants ont alimenté la réflexion :
. Pascale Montefiore, directrice du rayonnement à l’Agence d’urbanisme et de développement de la Région Flandre-Dunkerque, a décrit la démarche identitaire de son territoire transfrontalier, qui a permis de fonder la base sur laquelle les acteurs ont pu « marketer » cette réalité partagée.
. Christine Clatot, dircom de l’Agence d’urbanisme du Havre et de l’Estuaire de La Seine, et Jean-René Martel, ex-dircom de la ville du Havre, ont expliqué que, compte tenu de la situation, il avait fallu prioritairement mener des actions pour rendre leur fierté aux Havrais. Ce fut un travail de plusieurs années qui a permis par la suite de construire des actions tournées vers des publics extérieurs.
. Vincent Gollain, directeur de l’attractivité durable des territoires à l’Agence régionale de développement d’Île de France, a abordé les questionnements prioritaires permettant de mieux asseoir les stratégies d’attractivité des territoires par des actions de marketing territorial.
Vous pouvez télécharger les actes de cet atelier sur le site de l’AU[dat], actes rédigés par Olivier Réal et Jean-Christophe Barla, journalistes. Le prochain atelier portera sur le "tourisme et les métropoles littorales".
Source : Delphine Colleoni, AUDAT, mai 2010
Le salon de l'aviation d'affaires EBACE a été l'occasion, pour les 17 partenaires en charge de la promotion du Grand Roissy, de lancer le kit de Communication de la marque Hubstar Paris pour le domaine de l'aviation d'affaires.
Initiée par les acteurs publics en charge de la promotion économique du territoire, et lancée en juin 2009, cette dynamique collective vise à répondre à la concurrence croissante d'autres grandes places aéroportuaires, souvent déjà engagées depuis plusieurs années dans des stratégies collectives.
Plus : le blog Hubstar Paris
1. Eric Dupin, vous êtes l'un des ambassadeurs d'Only Lyon, pouvez-vous nous expliquer les raisons de votre engagement ?
Plusieurs raisons. Tout d'abord un motif personnel et "sentimental" avec une pointe de chauvinisme que j'assume : je suis lyonnais, j'aime beaucoup ma ville et je ne me suis pas fait prier pour en devenir un ambassadeur car même sans cela je ne rate jamais une occasion d'en faire la promotion. Ensuite j'ai trouvé le projet OnlyLyon intéressant en termes de marketing territorial et d'initiative pour développer l'image d'une ville et le buzz autour de la marque "Lyon". Enfin je suis un peu partie prenante car je travaille en temps que conseiller avec OnlyLyon et avec la CCI de Lyon pour les accompagner dans leur stratégie web.
2. Concrètement, en quoi consiste votre mission d'ambassadeur ? Etes-vous rémunéré ?
Non, les ambassadeurs ne sont pas rémunérés, c'est bénévole et volontaire. Il y en a près de 3500 aujourd'hui donc je ne suis qu'un tout petit maillon anonyme d'une grande chaîne. Il n'y a
pas de "mission" à proprement parler, mais chaque ambassadeur peut profiter de sa position, des évènements auxquels il participe ou de ses voyages en France et à l'étranger pour parler de Lyon et
fournir quelques arguments aux personnes et entreprises qu'il rencontre afin de les inciter à mieux connaître Lyon. Si lors d'un de mes déplacements à l'étranger (voyage de presse notamment) je
rencontre une organisation qui cherche à s'installer ou à ouvrir une filiale en Europe ou en France, j'essaie de lui "vendre" Lyon et de lui parler un peu du pays :-)
3. Comment les équipes d'Only Lyon vous aident-elles ?
Le site OnlyLyon, qui est une sorte de réseau social des ambassadeurs et en même
temps fil d'actualité sur Lyon est déjà un bon support. Il y a aussi le blog ilsontchoisilyon qui fournit de
nombreuses informations sur la vie locale et le marketing territorial de Lyon. Nous travaillons en ce moment sur le développement d'un widget qui va permettre de diffuser
l'information sur les bureaux des ordinateurs de tous les ambassadeurs, et peut-être même au-delà.
4. Vous êtes rédacteur du blog high tech Presse-Citron.net. Pouvez-vous nous décrire vos activités et comment s'exprime votre engagement en faveur de Lyon dans votre activité
professionnelle ?
Presse-citron est devenu au fil des années mon petit média personnel et mon activité principale et centrale. J'y consacre environ 70% de mon temps, le reste de mon activité étant consacré à des missions de conseil en temps que consultant auprès des entreprises et autres organisations. Mais 100% de mon activité est issue directement ou indirectement de mon blog Presse-citron, qui avec près de 20.000 visiteurs uniques par jour est une vitrine incomparable pour moi. Je mentionne régulièrement Lyon et ma "lyonnitude" dans le blog, même si j'évite d'en faire un blog "local".
5. D'après vous, cette démarche d'ambassadeurs est-elle réellement utile sur le développement de Lyon ? A quelle échéance voyez-vous les retombées ?
Je pense que tout ce qui peut agir en faveur du marketing d'une ville ou d'une région est utile. Les retombées sont déjà probablement là mais pour cela il faudrait questionner directement
les responsables d'OnlyLyon, qui doivent pouvoir mesurer cela plus précisément (implantations d'entreprises, image...)
6. Avez-vous l'occasion de rencontrer d'autres ambassadeurs ?
Oui, régulièrement, ne serait-ce que par le fait que certains sont des amis personnels et que nous nous voyons régulièrement. Sinon lors des soirées organisées régulièrement par OnlyLyon.
7. Comment en savoir plus ? Quel site recommandez-vous ?
Voir les sites mentionnés précédemment : OnlyLyon, et Ilsontchoisilyon. Sans oublier bien sûr Presse-citron !
Voir aussi : La démarche Only Lyon primée pour son réseau d'ambassadeurs !
W & Cie a publié récemment une étude très intéressante sur la marque France. Les motifs de cette étude sont détaillés dans le blog :"Denis Gancel et Gilles Deleris, présidents fondateurs de l’agence W&Cie ont souhaité comprendre la réalité du complexe français à l’aide de cette étude : pourquoi les français sont-ils aussi pessimistes alors que certaines performances de la marque France sont remarquables dans la compétition mondiale ? Pourquoi ce goût français pour l’auto flagellation et l’auto critique est il à ce point exacerbé ? Comment faire néanmoins de la marque France une marque mondiale plus conquérante et plus rayonnante, et faire des entreprises françaises, comme des citoyens, ses ambassadeurs actifs et fiers ?".
L'étude disponible sur Slideshare est particulièrement intéressante.
L'agence émet une recommandation forte : "Le territoire de la marque France a grand besoin d’être codifié et précisé, au risque de voir se développer de multiples images ou représentations incohérentes, qui, malgré leur pertinence certaine, sans cohérence stratégique, ne servent pas l’attractivité de la marque France". De façon opérationnelle l'agence formule deux fortes recommandations pour une marque France conquérante.
La première est de formuler et expliciter les fondamentaux de la marque. Ceci passe par 3 éléments :
- une plateforme de marque (Vision, mission, ambition et valeurs)
- un référentiel créatif (couleurs, images, signes, typographies et formes)
- un référentiel éditorial (messages clés, charte de langage, plan éditorial stratégique)
Le seconde recommandation est de codifier et créer un territoire fort pour le label fabriqué en France. L'exemple d'ADP est présenté.
Cette étude, positionnée à l'échelle nationale, pose sur le fond un ensemble de problématiques concernant également les territoires. Comme la France, ceux-ci rassemblent de nombreuses marques et initiatives qui, par leur large diversité et faibles articulations, peuvent affaiblir la marque territoriale.
Une étude à lire, à relire et à méditer !
Seul reproche : on ne peut pas la télécharger. C'est dommage.
Le Conseil général de Maine-et-Loire vient de lancer sa campagne marketing visant à valoriser ses atouts et sortir ainsi du cliché de la "douceur angevine". Cette campagne est baptisée "L'avenir pousse en Anjou !" et a été élaborée avec l'appui de l'agence Pixels.
Le Conseil général a profité du lancement du parc Terra Botanica, premier parc européen dédié au végétal, pour lancer son opération. Bien entendu cette campagne ne vise pas uniquement à promouvoir ce parc de loisirs auprès de touristes potentiels, mais également à valoriser le Maine-et-Loire dans les différentes parties de la vie de tout individu : professionnelle, associative et personnelle. Les bénéfices mis en avant concernent autant un public de passage que celui intéressé par une installation plus pérenne.
L'argumentation proposée distingue 4 famille de "publics" : économie, tourisme, vivre, "culture-sport-loisirs" et propose pour chacun d'entre eux des éléments de preuve et des bénéfices pour les clients.
En matière économique 4 avantages sont valorisés : l'industrie et notamment la présence de "comptes clés", la recherche-innovation, le végétal et le pôle enfant. Le film ci-après illustre les avantages économiques du territoire :
Source : Le guide du marketing territorial, 2010
Vous pouvez découvrir les 10 étapes du guide du marketing territorial , que j'ai publié en janvier 2010, en téléchargeant la présentation ci-après : Présentation du guide (PowerPoint détaillant les 10 étapes clés. Téléchargement).
Bonne lecture !
Pour commander ce guide :
- Sommaire du guide
- Bon de Commande auprès de l'éditeur (Ouvrage également disponible sur fnac.com et amazon.fr)
Selon Wikipédia, "l'Utah est un des États de l'Ouest des États-Unis. La capitale est Salt Lake City, centre d'une zone urbaine où vivent 88 % des 2 645 000 habitants de l'État, dont de vastes étendues sont inhabitées. Le nom d'Utah est dérivé de la langue amérindienne Ute signifiant « peuple des montagnes ». L'Utah est connu pour sa grande diversité géologique, avec des montagnes enneigées, des vallées aux fortes rivières et des déserts arides aux formes géologiques spectaculaires. Un des emblèmes de cet État est ainsi une arche naturelle (Delicate Arch située dans le parc national des Arches)" (plus).
En matière de marketing économique, l'Etat de l'Utah a mis en place une marque collective "Utah, Life elevated" :
Le film de présentation est visible en cliquant ici.
Comment les petites villes de l'Etat peuvent exister face à Salt Lake City qui concentre près de 90% des habitants de l'Etat? Une question qui concerne d'ailleurs nombre de villes françaises !
Une société d'Utah s'est spécialisée dans ce type de prestation, UtahPlaceBranding. Parmi les études de cas qu'ils présentent, deux ont retenu mon attention : Pleasant Grove (30000 habitants) et Washington City (10000 habitants).
Pleasant Grove se situe en marge du tracé de l'autoroute I15 (localisation) et souhaitait attirer des visiteurs et investisseurs. Washington City est située dans le Sud-Ouest de l'Etat et souffre d'un manque de visibilité face à la ville voisine de Saint George (localisation).
Dans les deux cas, un travail en profondeur a été réalisé avec les acteurs locaux afin d'identifier les attributs identitaires du territoires et l'identité du territoire. Pour Pleasant Grove, l'identité retenue est de la ville des arbres de l'Utah, tandis que Washington City a décidé de fonder son identité sur trois éléments : les roches rouges, les arbres verts et le ciel bleu.
Ce travail sur l'identité des villes a conduit à définir une promesse destinée aux visiteurs et investisseurs potentiels mais aussi des messages clés pouvant être utilisés dans le cadre de la politique de marque.
Enfin, outre une charte graphique, un nouveau logo a été créé pour chacune des villes. Comme le rappelle le cabinet, le logo créé n'est pas la marque. C'est l'image de marque créée qui a conduit à construire les logos tels qu'ils ont été retenus et non pas l'inverse.
Plus :
- site du gouverneur de l'Utah (affaires économiques)
- site de l'agence de développement économique de l'Utah
- site de la société utahplacebranding
- site de Pleasant Grove
- site de Washington City
C'est officiel, Londres va se doter d'une oeuvre artistique de 115 mètres de haut qui sera faite en acier et localisée dans le parc des Jeux Olympiques de 2012. Le film ci-après présente, en 3D, ce projet baptisé "Arcelormittal Orbit". Certes ce n'est pas la tour Eiffel, mais on ne peut s'empêcher d'y penser en la regardant.
Cette oeuvre sera réalisée par l'artiste londonien d'origine indienne, Anish Kapoor.
Le coût total est estimé à 19,1 millions de livres sterling. Le financement est assuré par le groupe ArcelorMittal (16 millions de livres) et la London Development Agency (3,1 millions de livres).
Le Maire de Londres, Boris Johnson, affirme dans l'interview ci-après que cette oeuvre permettra à Londres de renforcer son attractivité en élargissant son offre auprès des visiteurs étrangers. Le film est également très intéressant dans sa façon de présenter ce projet et pour les deux références étrangères présentées : la Tour Eiffel et l'Empire State Building.
Plus :
- télécharger le dossier
- le site de la ville de Londres
- la carte interactive du site Olympique de Londres 2012
Une démarche originale a été lancée en novembre 2009 par des entreprises et le syndicat mixte : promouvoir la Drôme des Collines (137 000 habitants, près de 100 communes du Nord de la Drôme et de l'Ardèche) en associant plusieurs marques pour valoriser leur patrimoine, leur métier, leurs images et produits.
Une association a été créée à l'occasion par les membres suivants : les entreprises Lafuma, Jars, Revol, Chapoutier, La cave de Clairmont, Valrhona, Les ravioles de la Mère Maury, Distillerie Ogier, M. Chapoutier, Caves Clairmont, Caves Pradelle, Le Dauphiné Libéré, le Palais Idéal du facteur cheval et le syndicat mixte de la Drôme des collines.
Les objectifs sont : promouvoir le savoir-faire, l'image des entreprises et des marques de la Drôme des collines mais aussi fédérer les entreprises et territoire.
La première action menée, à vocation commerciale et de notoriété, a consisté à repositionner une opération pré-existante, les ventes exceptionnelles de Lafuma et Jars au grand public, pour proposer un "marché de noël différent". L'originalité proposée tenait dans l'organisation d'un marché proposant des produits de marque, élaborés localement offrant ainsi la qualité de terroir. Cette opération, baptisée "Noël magique en Drôme des collines" a connu un franc succès, le nombre de visiteurs ayant augmenté de 25% au regard de l'opération précédente, pour atteindre 40000 visiteurs. Il faut dire que le succès a reposé sur la mise en commun des moyens et énergies permettant ainsi de mettre en oeuvre un plan média intensif et d'organiser sur la ville d'Anneyron une opération de qualité.
Au regard de cette expérience réussie, les membres de l'association ont décidé d'amplifier leurs actions collectives pour définir un programme d'action sur toute l'année et se doter de moyens plus importants.
Une opération intéressante et qui illustre assez bien que le marketing d'un territoire repose de plus en plus sur des actions collectives, ciblées et à toutes les échelles géographiques.
Plus :
- des photos
- descriptif détaillé de l'opération
- étude économique de l'Insee sur la Drôme des Collines
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