Vue de Tlemcen (c) Flick
Selon deux chercheurs de l'université de sciences économiques et de gestion de l'université de Tlemcen, les villes algériennes restent en retard en matière de marketing territorial malgré l'intérêt porté par l'Etat. De même, toujours selon eux, les contributions de chercheurs algériens dans le domaine du marketing urbain, territorial ou de l'image de marque des villes restent très rares. Leur contribution sur la ville de Tlemcen, qui sera la capitale de la culture islamique en 2011, est donc plus qu'intéressante dans ce contexte.
Je recommande également la lecture de leur article pour celles et ceux à la recherche d'un article de synthèse de la littérature économique et marketing sur le branding ou la marque-ville.
Plus :
Lancée à la mi novembre, la marque de la Communauté urbaine du Mans se développe rapideMans ! En effet, la capitale sarthoise développe "Le Mans une marque" sur différents supports et avec l'appui de deux agences nantaises : Nouvelle Vague \ Open Source et G-Nova. Parmi les slogans employés, on peut lire : DurableMans, fièreMans ou étonneMans. Cette campagne a débuté dans les Echos le 16 novembre 2010 (télécharger la reprise du contenu de l'article).
Cette campagne s'appuie sur un site Internet dédié : Le Mans une marque.
La cible de cette campagne est assez large car il s'agit de promouvoir les atouts du territoire dans différents domaines. On peut ainsi lire sur la page d'accueil du site : "Le Mans une marque consacre les réussites culturelles, sportives, sociales et économiques d’une ville. Le Mans une marque identifie le rôle remarquable des acteurs du territoire. Le Mans une marque porte l’image d’une ville qui laisse son empreinte. Chacun par son talent nourrit, enrichit et fait rayonner Le Mans une marque. Une marque qui sur un territoire pour entreprendre, conjugue durableMans et développeMans"
Illustration. Pour découvrir la véritable marque et logo, RDV le 27 janv 2011
Le 27 janvier 2011, le Président du Conseil régional de Bretagne lancera la marque Bretagne afin de lancer une nouvelle dynamique en matière d'attractivité économique. Ceci achèvera un travail de deux ans lancé dans la suite du Schéma régional de développement économique (2006) et du schéma régional du tourisme (2007) qui ont identifié tous les deux des enjeux communs en matière d'attractivité et d'identité. C'est pourquoi cette démarche sur la marque territoriale a associé l'Agence économique de Bretagne et le Comité régional du tourisme de Bretagne. Cette démarche intégrée est assez rare à l'échelle d'une région française.
La démarche mise en oeuvre a consisté à réaliser trois phases successives :
- un portrait identitaire de la Bretagne fondé sur le croisement de nombreuses sources de données : étude documentaire, approche participative et interactive, "focus groups", mise en place d'un blog, consultation très large avec des enquêtes qualitatives et quantitatives. Ce portrait a été confié en 2009 à la société CoManaging, société spécialisée qu'on ne présente plus. La méthodologie mise en oeuvre est consultable en ligne (lien).
- une réflexion sur la stratégie de marque : attentes et perceptions des acteurs économiques, benchmark international, étude de concurrence
- une plateforme de marque c’est à dire, selon CoManaging "de préciser ce que pense la marque, ce qu'elle est et ce qu'elle veut ainsi que les engagements qu'elle a pris pour prouver ce qu'elle dit. Cette approche permet de doter la marque du territoire d'une véritable personnalité. Cette plateforme doit ensuite se concrétiser à travers un "Code de marque" territorial qui définit et codifie l’ensemble des signes qui communiquent sur un territoire et qui doit être conçu pour fédérer en s’adaptant à toute forme d’acteurs et de communication". On peut préciser qu'une plateforme de marque comprend 5 éléments clés selon Stéphane Lautissier : "Vision, Mission, Ambition, Valeurs et Personnalité".
Nous détaillerons fin janvier 2011 les caractéristiques de cette nouvelle marque, mais on peut déjà indiquer les informations suivantes :
- le stand de la Bretagne au SIAL donnait déjà quelques indications (cf. ci-après) ;
- la marque comprendra le nom "Bretagne" et sera déclinable en Breton et à l'international ;
- un réseau d'ambassadeurs portera cette marque dès sa naissance ;
- le budget mobilisé s'élève à 350 000 euros (100 000 pour la phase d'étude, 70 000 pour le code de marque, 30 000 pour l'AMO et 50 000 pour le site Internet).
Plus :
- Dossier "Bretagne prospective" sur la politique de marque de Bretagne
- Interview Anne Miriel, les 1000 de l'Ouest
- Article du CRT sur le portrait identitaire et la plateforme de marque
- Article sur la plateforme de marque de Fresno (Californie)
La principauté de Monaco concentre 31000 personnes sur un peu plus de 200 hectares (chiffres clés). Connue comme une destination privilégiée sur la Côte d'Azur, rien ne semblait laisser penser qu'une campagne de communication institutionnelle était en préparation.
Et poutant ! Pour la première fois de son histoire, la Principauté de Monaco a lancé une campagne institutionnelle vendredi 19 novembre, jour de la fête nationale monégasque. Orchestrée par TBWA et Neo@Ogilvy, cette campagne marketing vise clairement à «faire évoluer la perception de Monaco auprès des leaders économiques et d'opinions français et plus largement internationaux» (citation reprise par Le Figaro).
Cette campagne est intitulée : "Principauté de Monaco. Un rôle à part dans le monde".
Cette campagne est présentée ci-après par le Ministre d'Etat, Michel Roger de la Principauté de Monaco :
Cette campagne vise à combattre les clichés sur Monaco. " Pour contrecarrer l’image m’as-tu-vue de Monaco-pays-du-luxe, cette campagne proscrit le clinquant. Le ministre d’État la décrit « de bon goût ». Et c’est vrai qu’elle l’est. Comme dépliées, les cartes géographiques répondent bien à « l’ouverture au monde » recherchée, évoquent également les expéditions des princes voyageurs, déclinent avec une certaine élégance les nuances de gris et de bleu. En bannissant ainsi le tape-à-l’œil, le message est-il suffisant clair ? Guillaume Pannaud de l’agence TBWA explique : Pas question de faire la promotion du tourisme. Il s’agit d’une campagne d’État destinée à ouvrir et connecter la perception de Monaco au monde et au siècle. Les annonces sont conçues comme des énigmes qui visent les leaders d’opinions." (Nice Matin).
Cette campagne dispose d'un budget total de 4 millions d'euros sur un budget total voté de 5 millions. Outre un site Internet dédié, cette campagne a débuté dans la presse quotidienne et magazine de l'Hexagone, puis dans la presse financière et économique internationale en 2011 afin de sensibiliser cette fois les leaders économiques mondiaux. Prochainement, le site Internet proposera du contenu vidéos, des photos, une version Smartphone et une application sur iPad. Les dix créations imaginées par l'agence TBWA Paris et le site web dédié mettront en scène la carte de la Principauté de Monaco à travers différents thèmes: la présence internationale (119 nationalités), l'aide aux population touchées par la désertification, la transparence en matière de coopération fiscale, la culture, etc. Ces cartes sont visibles sur le site de stratégies. Pour les lecteurs de la presse quotidienne, ces cartes ont été regroupées dans un poster :
Objectif de cette campagne est simple : «générer en un mois d'exposition plus de 150 millions de contacts qualifiés».
A suivre !
JE VEUX METZ ! C'est avec ce slogan, des outils de communication et un site Internet dédié, que Metz Métropole Développement, l'agence de développement économique de Metz Métropole (40 communes) et de la ville de Metz, a lancé le 20 octobre sa campagne ambitieuse et humoristique afin de positionner ce territoire comme une destination attractive. Cette campagne durera jusqu'au 31 décembre 2010.
Comme l'indique Thierry Jean, Président de l'agence : "Nous avons souhaité une campagne en décalage avec les codes du marketing territorial classique car Metz Métropole est consciente qu'elle est l'objet d'une perception plutôt négative. Il fallait donc un message fort et décalé pour créer une rupture d'image et cela, juste après l'inauguration du Centre Pompidou-Metz, symbole de modernité et d'innovation". On pourrait également ajouter que les perspectives d'aménagement d'une EcoCité sur la base aérienne militaire BA 128 (350 hectares), suite à la refonte de la carte militaire, offre des opportunités de développement non négligeables : 8000 logements, réhabilitation de 200.000m² de bâti et 5000 emplois créés, directs ou indirects (source : Revue urbanisme - HS n°36)
Trois cibles ont été retenues pour cette campagne marketing : le chef d'entreprise, le cadre et la famille. Chacune de ces cibles marketing sera exposé à un message spécifique déjà visible sur le site Internet. Le film suivant illustre bien le ton de la campagne. Je recommande d'ailleurs de regarder également les teasers :
La campagne lancée le 20 octobre dernier est ambitieuse car elle s'appuiera sur un dispositif pluri-média européen à destination des cibles économiques retenues et des CSP+ : diffusion de spots publicitaires, dispositif viral sur Facebook, campagne d'affichage dans le métro parisien et plusieurs aéroports européens, achats d'espaces, dispositif de bannières web et partenariat avec Dailymotion, etc. La campagne "JE VEUX METZ" est donc massive et coutera 800 000 euros selon le site Tout - Metz. Elle sera financée à 80% par l'Etat et l'Europe (FEDER) et à 20% par l'agence de développement.
Plus : le communiqué de presse
Le premier septembre dernier, la Région Auvergne a annoncé, par la voix de son Président René Souchon, la création de la marque "Auvergne, nouveau monde". Après le buzz créé autour de "l'Auvergne de la tentation", il s'agit de "fédérer les acteurs du territoire autour d’un même slogan et de marquer la volonté de la Région de se positionner comme un territoire résolument tourné vers l’avenir et proposant un vrai projet de société (source)".
La création de cette marque "Auvergne, nouveau monde", se concrétisera à travers différentes actions dont les contours restent encore à définir. "On peut imaginer, par exemples, des partenariats avec le privé, indique François Kuss, directeur de la communication au conseil régional Newsauvergne. On pourrait créer ainsi des gammes de produits qui porteraient la marque "Nouveau Monde" ou des complexes touristiques. L'idée est de renforcer l'accueil d'entreprises et par là même de nouvelles populations. Un mouvement s'est amorcé ces dernières années. Il faut surfer sur cette tendance."
D'ici la fin de l'année, une association sera donc créée par la Région, un clip, un site Internet et de l'affichage devraient également voir le jour. Seule inconnue pour l'heure, le budget consacré au "nouveau monde". Sur cet aspect, la région n'a pas encore souhaité communiquer.
Plus : reportage sur Europe 1
A Saint Nazaire !
C'est ce soir, jeudi 9 septembre, que s'est tenue la soirée de lancement de la marque de la région de Saint Nazaire : AUDACITY.
Cette marque a pour vocation de fédérer les acteurs économiques de Saint-Nazaire et de sa région autour d’un engagement commun : la promotion et le développement économique. Entreprises, chercheurs, collectivités, établissements d’enseignement, tous les acteurs économiques de la région nazairienne sont donc invités à rejoindre le réseau et devenir « Audacitizens ».
Audacity, Saint-Nazaire port d’attache(s) est née d’une démarche commune à 14 partenaires privés et publics de la région nazairienne : Airbus, Aérolia, l’ADDRN, la CARENE, les CCI Nantes Saint-Nazaire, la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat, le Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire, Néopolia, la ville de Saint-Nazaire, SIB, Sodijour, STX Europe et Total.
Audacity, Saint-Nazaire port d’attache(s) est :
- une marque créée pour différencier le territoire nazairien et promouvoir ses atouts économiques ;
- un réseau de développement public/privé pour favoriser le codéveloppement local ;
- un positionnement : le réseau est un assemblier des offres de services existantes ;
- un Président nommé pour un an et une coordinatrice permanente ;
- un site Internet : véritable outil orienté vers l’action http://www.audacity-saintnazaire.fr/
- une thématique annuelle – 2010/2011 : l’innovation
- une évolution progressive des services qui s’effectuera en fonction des retours et des besoins des ambassadeurs.
- Des ambassadeurs : les 14 membres fondateurs et de nombreux autres acteurs. l'inscription de nouveaux ambassadeurs est possible grâce à un site dédié.
Les objectifs :
- construire une stratégie de différenciation pour affronter le contexte concurrentiel entre territoires ;
- réduire le décalage d’image de la région nazairienne ;
- valoriser nos compétences et nos savoir-faire ;
- mettre en place une organisation efficace de gouvernance pour se doter d’un avantage concurrentiel ;
L’ambition :
Attirer et retenir dans la région nazairienne l’activité économique, les entrepreneurs, les étudiants, l’organisation de grands évènements…
Plus : télécharger le dossier de presse du 9 septembre.
Nous aurons l'occasion de revenir sur le lancement de cette démarche dans un prochain post.
Depuis plusieurs années, les initiatives en faveur du développement économique et du marketing territorial associant plusieurs partenaires se multiplient en France et à l'étranger. Plus rares sont les démarches associant plusieurs pays. En ce sens, l'initiative associant des acteurs de trois pays (Allemagne, France et Suisse), pour créer la marque ombrelle The Upper Rhine Valley, mérite d'être soulignée.
Certes le site Internet est encore pauvre, mais nul ne doute qu'il va s'enrichir dans les prochains mois. A noter une fonctionnalité intéressante du site : le guide des carrières du Rhin Supérieur qui s'adresse aux étudiant(e)s et ancien(ne)s étudiant(e)s à la recherche d'un stage ou d'un premier emploi.
Plus :
Télécharger la brochure de présentation
L'Exposition mondiale de Shanghai 2010 est une occasion exceptionnelle pour les pays et territoires (villes et régions) exposants de se promouvoir à travers leurs pavillons mais aussi un ensemble d'actions de marketing et de communication.
L'USC Center on Public Diplomacy (Université de Southern California) a saisi cette occasion pour mener une analyse des stratégies de "branding" des pays lors cette exposition internationale, mais aussi une étude des comportements des visiteurs chinois.
Vous trouverez sur le site Internet du projet : des interviews vidéos, le suivi de certaines des actions menées et des photos :
(c) CESE
Qu'est ce que l'image d'un pays ? Existe-t-il une image globale à coté d'une pluralité d'images ? Peut-on appliquer le concept d'image d'un produit ou d'une entreprise à une collectivité nationale ? Quelle image les Français ont-ils de la France et quelles conséquences cela a-t-il sur les représentations de notre pays à l'étranger ? Comment se sont construites les images de la France et comment ont-elles évolué au cours de l'histoire ? Comment conforter les points forts des images existantes, les compléter et corriger les points faibles ? Quels sont les vecteurs importants d'image ?
Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) apporte des éléments de réponse à ces différentes questions dans son rapport intitulé "Améliorer l'image de la France" paru en avril 2010 à la documentation française.
Présentée par Bernard Plasait, rapporteur au nom de la section du cadre de vie, cette étude comprend 3 chapitres. Le premier s'intéresse à expliciter le concept d'image appliqué à un pays. Le chapitre 2 présente les images de la France tandis que le troisième chapitre propose de valoriser et mieux faire connaître les atouts de la France. La conclusion dégage quatre grands axes dont l'objectif est d'améliorer l'image de la France : la stratégie, les messages, les destinataires & vecteurs et le pilotage.
Un rapport intéressant à lire et qui comprend de nombreux témoignages et références pour "aller plus loin".
Téléchargement :
- synthèse