Dans la suite de la stratégie économique de Strasbourg "Strasbourg Eco 2020", la Communauté d'Agglomération a mis récemment en ligne deux films consacré à l'attractivité du territoire, l'un sur le volet économique, l'autre sur le volet touristique. Rappelons que la capitale alsacienne s'est définie un positionnement, 4 secteurs clés et 7 projets phares pour être au coeur de la stratégie de développement et d’attractivité économiques de la métropole.
Plus : la feuille de route Eco 2020 (télécharger)
J’ai organisé les 25 et 26 novembre dernier la première session de formation au marketing territorial dans le cadre des Echos Formation. Plus de 15 personnes y ont pris part en provenance de différentes régions françaises et d’outre-mer. L’appréciation moyenne de cette formation par les participants est de 15,8 sur 20. Tous ont été très satisfaits (22 %) ou satisfaits (78 %). Outre les présentations méthodologiques et les témoignages des intervenants extérieurs (cf. programme), les participants ont apprécié les moments de partage sur leurs propres expériences.
Encouragés par ces retours positifs, nous avons décidé d’organiser la prochaine session les 28 et 29 juin 2011. Le programme sera légèrement retouché pour tenir compte des retours de cette première session et des contraintes des intervenants extérieurs mobilisés.
Si vous souhaitez obtenir des informations complémentaires ou vous inscrire, merci de contacter Mme Caroline Jaubourg, Service clients des Echos formation (cjaubourg(at)lesechos.fr) ou de consulter le site Internet des Echos Formation.
Je voulais écrire depuis quelques mois un article sur cette démarche de marketing international de la Tunisie. La lecture de l'édtion du jour du journal Les Echos m'a fait franchir le pas. Pensez-vous, une pleine page de publicité sur Think Tunisia, cela ne laisse pas indifférent !
Lancée le 30 avril 2009 avec un budget de 1,9 million de dinars (environ un million d'euros, dont 500 000 en provenance de l'Union Européenne selon le site Internet Investir en Tunisie), cette démarche a connu une forte croissance en 2010 (liste des opérations réalisées). Elle s'inscrit d'ailleurs dans le cadre d'une stratégie à l'horizon 2016.
Le site Internet présente l'offre faite par la Tunisie aux investisseurs étrangers. Quatre secteurs ont été sélectionnés comme prioritaires :
- mécanique et électrique
- textile et habillement
- agroalimentaire
- TIC et outsourcing de services.
C'est simple et efficace
Côté vidéo, on trouve une courte vidéo expliquant la logique "gagnant - gagnant" :
Mais aussi un film plus long détaillant les avantages de la Tunisie :
Quelles sont les retombées industrielles de cette campagne ? Comment les autres pays méditerranéens vont-ils réagir ? A suivre dans les prochains mois ...
Plus :
- télécharger la brochure générale Think Tunisia
- télécharger la synthèse de l'étude industrielle
Lancée à la mi novembre, la marque de la Communauté urbaine du Mans se développe rapideMans ! En effet, la capitale sarthoise développe "Le Mans une marque" sur différents supports et avec l'appui de deux agences nantaises : Nouvelle Vague \ Open Source et G-Nova. Parmi les slogans employés, on peut lire : DurableMans, fièreMans ou étonneMans. Cette campagne a débuté dans les Echos le 16 novembre 2010 (télécharger la reprise du contenu de l'article).
Cette campagne s'appuie sur un site Internet dédié : Le Mans une marque.
La cible de cette campagne est assez large car il s'agit de promouvoir les atouts du territoire dans différents domaines. On peut ainsi lire sur la page d'accueil du site : "Le Mans une marque consacre les réussites culturelles, sportives, sociales et économiques d’une ville. Le Mans une marque identifie le rôle remarquable des acteurs du territoire. Le Mans une marque porte l’image d’une ville qui laisse son empreinte. Chacun par son talent nourrit, enrichit et fait rayonner Le Mans une marque. Une marque qui sur un territoire pour entreprendre, conjugue durableMans et développeMans"
Illustration. Pour découvrir la véritable marque et logo, RDV le 27 janv 2011
Le 27 janvier 2011, le Président du Conseil régional de Bretagne lancera la marque Bretagne afin de lancer une nouvelle dynamique en matière d'attractivité économique. Ceci achèvera un travail de deux ans lancé dans la suite du Schéma régional de développement économique (2006) et du schéma régional du tourisme (2007) qui ont identifié tous les deux des enjeux communs en matière d'attractivité et d'identité. C'est pourquoi cette démarche sur la marque territoriale a associé l'Agence économique de Bretagne et le Comité régional du tourisme de Bretagne. Cette démarche intégrée est assez rare à l'échelle d'une région française.
La démarche mise en oeuvre a consisté à réaliser trois phases successives :
- un portrait identitaire de la Bretagne fondé sur le croisement de nombreuses sources de données : étude documentaire, approche participative et interactive, "focus groups", mise en place d'un blog, consultation très large avec des enquêtes qualitatives et quantitatives. Ce portrait a été confié en 2009 à la société CoManaging, société spécialisée qu'on ne présente plus. La méthodologie mise en oeuvre est consultable en ligne (lien).
- une réflexion sur la stratégie de marque : attentes et perceptions des acteurs économiques, benchmark international, étude de concurrence
- une plateforme de marque c’est à dire, selon CoManaging "de préciser ce que pense la marque, ce qu'elle est et ce qu'elle veut ainsi que les engagements qu'elle a pris pour prouver ce qu'elle dit. Cette approche permet de doter la marque du territoire d'une véritable personnalité. Cette plateforme doit ensuite se concrétiser à travers un "Code de marque" territorial qui définit et codifie l’ensemble des signes qui communiquent sur un territoire et qui doit être conçu pour fédérer en s’adaptant à toute forme d’acteurs et de communication". On peut préciser qu'une plateforme de marque comprend 5 éléments clés selon Stéphane Lautissier : "Vision, Mission, Ambition, Valeurs et Personnalité".
Nous détaillerons fin janvier 2011 les caractéristiques de cette nouvelle marque, mais on peut déjà indiquer les informations suivantes :
- le stand de la Bretagne au SIAL donnait déjà quelques indications (cf. ci-après) ;
- la marque comprendra le nom "Bretagne" et sera déclinable en Breton et à l'international ;
- un réseau d'ambassadeurs portera cette marque dès sa naissance ;
- le budget mobilisé s'élève à 350 000 euros (100 000 pour la phase d'étude, 70 000 pour le code de marque, 30 000 pour l'AMO et 50 000 pour le site Internet).
Plus :
- Dossier "Bretagne prospective" sur la politique de marque de Bretagne
- Interview Anne Miriel, les 1000 de l'Ouest
- Article du CRT sur le portrait identitaire et la plateforme de marque
- Article sur la plateforme de marque de Fresno (Californie)
De nombreux territoires français étaient présents lors du salon du SIMI (cf. article précédent), le salon International de l'immobilier d'entreprise, les 1, 2, 3 décembre derniers à Paris Porte Maillot. Parmi eux, le département de l'Eure-et-Loir exposait grâce à la présence de son agence de développement, le CODEL.
Entre l'agglomération de Lyon et la Région Champagne Ardenne, l'Eure-et-Loir disposait de 40 m² pour mettre en avant ses atouts, accueillir les investisseurs potentiels et proposer de nouvelles implantation au sein de son territoire.
De nombreuses vidéos étaient présentées pour illustrer le dynamisme de ce département :
- mise en avant du Géoportail eurélien (cf. article précédent) et du site d'actualités économiques "bycodel",
- promotion de l'immobilier disponible (Business Park, La Radio, Flextronics...
- valorisation des filières clés et du Pacte eurélien : congrès, business contact, rencontres du pacte, académie de développement,...
Selon le CODEL, de nombreux contacts ont été pris lors de ces 3 jours : 12 rdv qualifiés ont été assurés avec 4 propositions commerciales adressées par la suite.
L'Ile-de-France vient de labelliser ses 13 premiers lieux d'accueil d'entreprises internationales. Cette inititive de l'ARD Ile-de-France et du Conseil régional d'Ile-de-France était l'une des démarches à mettre en oeuvre dans le cadre du Plan d'Actions Attractivité (P2A).
Avec cette première vague de lieux labellisés, l'Ile-de-France entend ainsi se mettre au niveau des grandes régions européennes, comme Londres - Bruxelles ou Berlin, qui ont mis en place des lieux d'accueil dédiés aux entrepreneurs internationaux.
La labellisation « Paris Region International Business Location » donnera accès à un ensemble de services mutualisés : intensification de la visibilité des lieux d'accueil dans les outils de promotion des agences de développement et notamment l'ARD, l'accès gratuit à des ressources documentaires fournies par l'ARD et ses partenaires (extranet documentaire, services d'appui et d'after care proposés par l'ARD, séminaires d'information et de formation...).
La pépinière Aéropole, l'un des 13 lieux labellisés
(c) ADP, Bastien Bienaime
Pour découvrir la liste des autres lieux labellisés : cliquer ici.
Le campus de l'université
Dans le cadre d’une convention entre l’ENA - Formation continue et l’université marocaine Al Akhawayn, près d’une cinquantaine de fonctionnaires du Ministère de l’intérieur marocain ont bénéficié d’une formation au marketing territorial dispensée lors de deux sessions d’une semaine chacune. La première s’est tenue fin octobre et a été animée par Patricia Auroy, Vice-Présidente du CDEIF. J’ai assuré la seconde à la mi-novembre.
Lors des deux sessions nous avons développé la méthode proposée par le Club en matière de marketing territorial (cf. ouvrage), avec un focus particulier sur l’application de la méthode Cerise Revait® mise en place pour identifier les avantages comparatifs de son territoire (cf. section Cerise Revait).
Lors de ces deux sessions nous avons échangé avec des fonctionnaires marocains très sympathiques, motivés et désireux d’agir pour renforcer le marketing international du Maroc et de ses différentes régions. Outre les échanges portant sur la mise en œuvre de différentes techniques marketing utilisables par le Maroc, ces sessions ont été l’occasion de renforcer les liens entre développeurs économiques franciliens et marocains.
Plus :
_ les actions récentes du CDEIF en matière de formation.
Dolist, spécialiste de l’e-mail marketing, présente les résultats de l’enquête nationale sur les usages de l’e-mailing des organisations publiques, menée en partenariat avec l’OTeN (Observatoire des Territoires Numériques).
Menée entre les mois de septembre et de novembre 2010, cette enquête vise à établir un panorama des pratiques de communication par e-mail des institutions publiques françaises en 2010.
Au moyen d’un questionnaire en ligne, les agents du secteur public interrogés ont permis de décrypter les tendances de l’e-mailing et d’identifier les freins au développement de ce canal dans le secteur.
Majoritairement décideurs et professionnels français de la communication, les personnes interrogées appartiennent à des administrations générales et locales, des organismes de développement économique, du tourisme, de la santé ou de l’aide sociale, de l’emploi, de la recherche et de l’enseignement, de l’énergie, de la culture ou encore de la finance.
Parmi les chiffres clés révélés par cette étude :
69% des interrogés réalisent des campagnes e-mails dans l’objectif de promouvoir des événements, 67% envoient des lettres d’information, 56% réalisent leurs relations presse et 40% effectuent des enquêtes via le canal e-mail.
43% des pratiques en termes de collecte d’adresses e-mails sont dites « à risque » (échange de contacts entre organismes ou achat de fichiers).
25% seulement font appel à une solution professionnelle en ligne d’envoi et de mesure des résultats.
17% des interrogés ne mesurent pas l’impact de leurs campagnes e-mails.
41% n’effectuent aucun test pour vérifier la bonne réception des messages dans les boîtes de réception de leurs contacts.
49% des répondants ont trouvé un intérêt à coupler les réseaux sociaux au canal e-mailing.
52% ne saisissent pas encore l’importance d’optimiser un e-mailing pour la consultation sur téléphone mobile.
70% des enquêtés perçoivent l’e-mailing comme un canal de communication efficace.
24% considèrent comme un frein le manque de ressources dont ils disposent en interne.
Le canal e-mail est un média jugé prometteur, tant pour son potentiel d’information et d’interaction que pour le développement de la citoyenneté participative. Cependant, des difficultés résident en termes de maîtrise des spécificités du média et de suivi de l’efficacité. Alors que le frein n’est pourtant pas le coût, les problématiques rencontrées semblent principalement liées aux faibles investissements du secteur dans le développement de la communication par e-mail. Ces constats nous mènent donc à voir une importante marge de progression en ce qui concerne les pratiques e-mailing du secteur public.