A l'occasion du Salon International de l'Agriculture, le CERVIA Paris Ile-de-France a lancé la marque des produits alimentaires de la région capitale : "Saveurs Paris Ile-de-France".
Pour le CERVIA, les objectifs de la marque visent à renforcer la notoriété des métiers de l’agriculture et de l’alimentation méconnus en Ile-de-France, qui méritent d’être valorisés et reconnus dans une démarche de développement durable et de proximité.
Cette nouvelle marque a pour objet de :
On pourra noter, que cette marque se décline en 3 catégories spécifiques : produits cultivés en Ile-de-France, produits artisanaux et produits industriels élaborés en Ile-de-France. Chaque catégorie dispose de son propre logo.
Selon le site Internet du Cervia, 26 entreprises d'Ile-de-France ont déjà signé la charte et 5 sont en cours d'approbation.
Plus :
- télécharger le dossier de presse
- le film présentant la démarche
- l'article du Conseil régional d'Ile-de-France
- la démarche de promotion des produits bretons
- la démarche de promotion des produits du Nord Pas de Calais
- la démarche made in jura
Aliza Sherman a mis en ligne il y a quelques semaines un article très intéressant sur l'utilisation des médias sociaux par les villes américaines pour répondre à la crise économique. On retrouve certaines des idées développées par Only Lyon (cf. mon précédent post).
Selon elle, l'utilisation des médias sociaux a fortement progressé aux Etats Unis en 2010. Alors que LinkedIn était le principal média social utilisé, elle constate également une diversification des usages en fonction des objectifs et besoins.
Dans son article, elle distingue cinq grandes catégories d'utilisation que je vais résumer ci-après :
1. Renforcer ou repositionner l'image de la région urbaine.
Pour transformer son image perçue trop centrée sur l'activité "parcs de loisirs", Orlando a lancé un slogan "Orlando Rocks) avec un micro-site et une présence sur YouTube et Flick. Des témoignages ont été utilisés et diffusés via Facebook, Twitter ou des newsletters électroniques. Les premiers résultats semblent favorables.
2. Mettre en valeur son territoire par des témoignages et récits
Cette stratégie est employée par le Maryland (ChooseMaryland) ou Richemond qui vont utiliser les médias sociaux pour valoriser des témoignages de réussites ou mettre en valeur des récits mettant en avant leurs avantages comparatifs.
3. Attirer d'anciens résidents
Cette stratégie est utilisée dans le Kansas pour faire revenir d'anciens résidents afin d'occuper des emplois proposés localement ou en créer d'autres par relocalisation d'entreprises. Un spécialiste des médias sociaux a été embauché pour atteindre cet objectif.
4. Rapprocher les demandeurs d'emplois avec les offres proposées
Richmond a mis en place un site dédié pour faciliter la valorisation des emplois proposés. Près de 20000 tweets correspondent déjà à des offres d'emplois.
5. Promouvoir les atouts de sa région et les compétences liées
Il s'agit de valoriser ses atouts auprès de touristes et sportifs potentiels, par exemple un environnement naturel d'exception (exemple donné de Roanoke), pour susciter un intérêt et insérer ces visteurs potentiels le plus en amont possible dans un éco-système complet d'associations, entreprises, programmes, etc. Les médias sociaux se révèlent un excellent moyen de valoriser sa destination, de toucher son public potentiel et d'interagir avec lui.
Consulter l'article original et complet (anglais)
Et l'étude Adverbia sur l'utilisation de Facebook par les villes françaises.
L'équipe Only Lyon se lance en matière de prévision. Elle annonce sur son blog les tendances clés du marketing territorial pour 2011 et notamment l'avènement des médias sociaux caractérisé par les éléments suivants :
- évolution et complexification des outils et techniques ;
- développement des applicatifs sur mobiles ;
- usage croissant des fonctionnalités géolocalisées ;
- achats groupés (notamment en matière de tourisme).
Ces nouvelles technologies et nouveaux usages vont continuer à interroger les territoires. Où mener des actions de communication dans ce contexte ? Comment trouver et convaincre les prospects ? Pour Only Lyon, "L’enjeu pour les professionnels du secteur est donc de savoir exploiter les innovations et les différents supports les rapprochant chaque fois un peu plus de leur cible, tout en faisant attention au mirage de la technologie, parfois éphémère et à très faible ROI".
Lire le post complet d'Only Lyon
Après un début difficile durant l'été 2010 (cf. article du Monde par exemple), le site france.fr a trouvé son rythme et certainement son public.
Outil marketing au service de la France, ce site vend la destination France sous six dimensions : Connaître, visiter, vivre, étudier, travailler et entreprendre. Les informations proposées sont déjà disponibles en six langues (français, anglais, allemand, espagnol, italien et portuguais).
Parmi les outils de valorisation de la France se trouvent des cartes interactives (dont le site econovista), mais aussi une présentation des sites touristiques incontournables à travers une interface très originale, une sphère interactive en 3D :
A quand la mise en ligne d'un outil similaire pour valoriser les grands lieux de l'économie nationale ?
Comment les grands médias nationaux ont-ils relayé le lancement de la marque Bretagne ou évoqué la Bretagne durant la même période ?
Charles-Edouard Houllier-Guibert, Maître de conférences en sciences de gestion à l'Université de Rouen, vous propose une analyse sans complaisance des premiers discours et nous interroge sur la capacité d'une marque à dépasser les clichés ancrés dans les médias.
A lire, méditer et commenter !
Les sympathiques étudiants du M2-MS Développement, Innovations et Marketing Territorial (anciennement MDT) organisent le 11 février prochain un colloque sur le développement économique et le marketing intitulé : « Les acteurs économiques au service de projets de territoires innovants. Entreprises et institutions : quelles synergies ? »
Une bonne occasion d'aller écouter de nombreux professionnels de la Grande région normande, mais aussi Anne Miriel qui parlera de la toute récente marque Bretagne.
Programme :
A l'occasion du 1100ème anniversaire de la création du duché de Normandie, il est intéressant de s'interroger sur l'organisation et l'avenir de la région. Avec trois agglomérations majeures, Caen, Le Havre et Rouen, la Normandie dispose d'un potentiel économique diversifié et attractif.
Fort d'infrastructures et de compétences reconnues, le territoire bénéficie d'atouts indéniables pour accroître son attractivité et se développer. Fédérer les acteurs et créer des synergies doivent ainsi permettre de renforcer la visibilité et le dynamisme de la région. Ce colloque - débat professionnel réunit un public d’initiés composé d’élus régionaux, de chefs d'entreprises, d’associations et de techniciens territoriaux, tous acteurs publics ou privés du développement économique.
Attention, la date limite des inscriptions est le 4 février 2011
Date et lieu du colloque : Le vendredi 11 février 2011 de 8h00 à 12h30 à l’EM Normandie, campus de Caen.
Origines
Depuis la semaine dernière, on compte une nouvelle venue dans l’univers du « branding » : la marque Bretagne. Comme l’a indiqué le Président du Conseil régional, Jean-Yves Le Drian : «Dans un contexte de concurrence universelle entre les territoires, l'image d'une région est déterminante. La Bretagne jouit d'une grande notoriété et d'un beau capital de sympathie mais elle doit gagner en puissance de séduction : dans les sphères économiques, on n'associe pas encore Bretagne et performance.» (source : www.e-marketing.fr).
La création de la marque Bretagne est une initiative du Conseil régional, dont le Président a confié la mise en œuvre à l’agence économique appuyée par le Comité régional du Tourisme. Cette démarche a été engagée en 2007 par une analyse du positionnement économique qui concluait « La Bretagne n’a pas une mauvaise image économique/technologique, elle n’en a pas » (Etude Oco Global - Perception de la Bretagne économique 2007). De décembre 2008 à juillet 2009, une vaste étude sur l’identité de la Bretagne a été menée à laquelle tous les Bretons ont été invités à participer. L’objectif était d’analyser en profondeur la personnalité de la Bretagne et de définir les traits de caractère qui la différencient des autres régions. En 2009, signe de l’avancée des réflexions en cours, Bretagne Prospective publiait un dossier spécial sur la politique de marque pour la Bretagne.
Ces études ont permis de définir, d’une part, le positionnement marketing de la Bretagne : « Le pays qui crée du lien, transforme et donne la force » et d’autre part, les valeurs de la marque Bretagne : l’engagement, le sens du collectif, l’ouverture et l’imagination. A partir de ce socle fondateur, un Code de marque a été défini pour permettre un partage des mêmes signes d’expression par tous ceux qui se réfèrent au territoire dans leur communication. Au terme d’un appel d’offre, le Conseil régional de Bretagne a confié à l’agence Communiquez (Lyon) la mission de réaliser le code de marque, précisant l’ensemble des signes visuels, graphiques et lexicaux sur lesquels s’appuyer pour communiquer sur la Bretagne.
L’ambition de cette nouvelle marque est clairement affirmée sur le site Internet : « Dans un environnement de plus en plus concurrentiel, la Bretagne a fait le choix d’initier une démarche encore inédite en Europe : adopter une stratégie d’attractivité globale intégrant toutes les dimensions, économiques, touristiques, culturelles, universitaires, sportives ou institutionnelles. L’objectif est d’accroître la puissance d’attractivité de la Bretagne en s’appuyant sur une marque partagée que chacun –acteurs publics et privés- pourra s’approprier pour se faire connaître et promouvoir ses intérêts ou ses créations sur la scène nationale ou internationale. Ce partage de signes va permettre de favoriser la création d’un «fil rouge» entre toutes les marques de Bretagne qui se réfèrent au territoire régional dans leur communication. Une voie qui sied bien aux Bretons dont l’atout majeur est de se retrouver derrière une démarche forte et fédératrice ».
Objectifs
Les objectifs de la marque sont les suivants :
1. Enrichir l’image de la Bretagne en la diversifiant ; rajeunissant et dynamisant.
2. Conquérir de nouvelles clientèles dans le tourisme, l’attractivité économique et l’art, la culture, le sport et les grands évènements.
3. Développer la notoriété de la Bretagne à l’international.
Animation de la marque
Depuis le lancement du 28 janvier 2011, le rôle d’animation de la marque est clairement défini. La marque Bretagne est gérée par l'Agence économique de Bretagne qui définit et met en oeuvre la stratégie d’attractivité et d’image du territoire. A ce titre, elle pilote et anime la marque de la façon suivante :
- Mise à disposition de la marque Bretagne, son Code et les outils facilitant leur utilisation, notamment le site Internet dédié;
- Animation et accompagnement des partenaires de la marque ;
- Garantie d’usage de l’image et de la bonne utilisation de la marque ;
- Coordination de la promotion de la marque en lien avec les autres acteurs publics de l’attractivité et notamment le Comité régional du tourisme.
Le Comité régional du tourisme assure l’accompagnement et la formation des professionnels du tourisme dans l’utilisation du Code de marque Bretagne.
Logotype de la marque
Les acteurs de la vie de la région pourront arborer le nouveau logo noir et blanc de la marque en référence aux couleurs du drapeau. La marque sera donc partagée par des entreprises, associations et acteurs publics qui pourront l'utiliser dans leurs communications.
Le logotype porte le nom « Bretagne ». Pour les auteurs de la démarche : « Avec le Noir & Blanc, duo emblématique et les 3 bandes qui composent les «E» du mot “Bretagne”, le logotype offre une référence immédiate au Gwenn-ha-du, le drapeau breton, emblème rassembleur, impactant, différenciant et très identifié à la Bretagne. Par son élégance et sa force graphique, le Noir & Blanc répond à l’un des objectifs essentiels de la marque : moderniser l’image de la Bretagne.
Pour conserver son identification au territoire, le logotype s’écrit en Noir ou Blanc exclusivement. Le dessin de la marque est immuable. Aucune modification ou déformation du logotype n’est autorisée. Les règles d’utilisation sont définies dans le code de marque.
Avis et commentaire
Avec le lancement de sa marque, la Bretagne rejoint le Club fermé des régions européennes détenant une marque portant sur une gamme étendue de marchés (attractivité, tourisme, culture, etc.). Après un événement de lancement très réussi et mobilisateur (vidéo), le principal défi sera de parvenir à mobiliser les acteurs économiques afin qu'ils utilisent le code de marque lors de leurs opérations (exemples mis en avant sur le site). Les actions financées par la Région et ses organismes associés comme l’agence de développement permettront certainement d’engager une dynamique favorable. Une expérience à suivre dans les prochains mois !
Plus : le dossier de presse (tous mes remerciements à l'équipe chargée du dossier de presse pour sa référence au site www.marketing-territorial.org) et invest in Bretagne, le réseau des acteurs de l'attractivité.
Pour celles et ceux qui seraient intéressés par l'usage de facebook en matière de développement économique et de marketing territorial,GIS Planning propose de visionner en ligne une vidéo de près d'une heure expliquant les raisons et moyens de créer une page facebook professionnelle .
La "promesse client" est résumée en 5 points :
1. Comment les réseaux sociaux changent le développement économique
2. Comment créer une page Facebook professionnelle (c'est différent d'une page personnelle)
3. Que poster sur votre mur pour mobiliser du monde et obtenir des fans
4. Quels onglets utiliser (photo, vidéo, RSS) et comment maximiser leur valeur
5. Comment installer des fonctionnalités complémentaires (applications)
Cette présentation est en anglais.
Vue de Tlemcen (c) Flick
Selon deux chercheurs de l'université de sciences économiques et de gestion de l'université de Tlemcen, les villes algériennes restent en retard en matière de marketing territorial malgré l'intérêt porté par l'Etat. De même, toujours selon eux, les contributions de chercheurs algériens dans le domaine du marketing urbain, territorial ou de l'image de marque des villes restent très rares. Leur contribution sur la ville de Tlemcen, qui sera la capitale de la culture islamique en 2011, est donc plus qu'intéressante dans ce contexte.
Je recommande également la lecture de leur article pour celles et ceux à la recherche d'un article de synthèse de la littérature économique et marketing sur le branding ou la marque-ville.
Plus :
Les médias sociaux connaissent un engouement croissant parmi les marketeurs territoriaux, que ceux-ci travaillent en faveur du développement économique, technologique, humain ou touristique de leurs territoires. J'ai eu l'occasion d'évoquer ces derniers mois plusieurs initiatives telles que le jeu d'Only Lyon sur Facebook (article), le nouveau portail de l'agence de Francfort Rhin-Main (article) ou l'interview d'expert sur l'apport de Twitter aux territoires (article). Je recommande également la lecture de la synthèse "les médias sociaux expliqués à mon boss" (téléchargement) de Média Aces.
La Créativallée, la marque de promotion économique de la région Nord-Pas de Calais (déjà présentée dans un précédent article), a décidé d'investir fortement le Web 2.0. Selon ses concepteurs, "la stratégie web 2.0 s'appuie sur la création de contenu rich-media et une approche conversationnelle avec les internautes. La marque est désormais dotée d'un blog, d'une page Facebook, d'un compte Twitter, de chaînes vidéo (Dailymotion, Youtube) en supplément de ses 2 sites et de sa communauté Viadeo de 26 000 membres. Objectifs : développer la notoriété de la marque territoriale et renforcer la réputation de la région en matière d'innovation et d'entrepreneuriat".
Une nouvelle expérience à suivre !
Plus :
- le communiqué de presse
- Présentation de la créativallée :