Les sympathiques étudiants du M2-MS Développement, Innovations et Marketing Territorial (anciennement MDT) organisent le 11 février prochain un colloque sur le développement économique et le marketing intitulé : « Les acteurs économiques au service de projets de territoires innovants. Entreprises et institutions : quelles synergies ? »
Une bonne occasion d'aller écouter de nombreux professionnels de la Grande région normande, mais aussi Anne Miriel qui parlera de la toute récente marque Bretagne.
Programme :
A l'occasion du 1100ème anniversaire de la création du duché de Normandie, il est intéressant de s'interroger sur l'organisation et l'avenir de la région. Avec trois agglomérations majeures, Caen, Le Havre et Rouen, la Normandie dispose d'un potentiel économique diversifié et attractif.
Fort d'infrastructures et de compétences reconnues, le territoire bénéficie d'atouts indéniables pour accroître son attractivité et se développer. Fédérer les acteurs et créer des synergies doivent ainsi permettre de renforcer la visibilité et le dynamisme de la région. Ce colloque - débat professionnel réunit un public d’initiés composé d’élus régionaux, de chefs d'entreprises, d’associations et de techniciens territoriaux, tous acteurs publics ou privés du développement économique.
Attention, la date limite des inscriptions est le 4 février 2011
Date et lieu du colloque : Le vendredi 11 février 2011 de 8h00 à 12h30 à l’EM Normandie, campus de Caen.
Malgré des conditions climatiques un peu difficiles en France, les professionnels de la Communication territoriale et du marketing des territoires étaient venus en nombre à l’événement annuel de Cap Com à Reims comme l'illustre la photo ci-après :
Cap Com, c'est une multitude d'activités possibles, y compris la diffusion en direct d'émissions de radio :
J’étais présent cette première journée du 1er décembre pour présenter Hubstart Paris dans le cadre de l’après-midi consacrée aux marques territoriales.
Cette session a été introduite par le professeur Georges Lewi, spécialiste reconnu des marques (site, voir notamment sa bibliographie). Son intervention était extrêmement riche.
Voici quelques unes des idées tirées de son propos :
- les marques territoriales peuvent s’inspirer des pratiques développées en entreprise du fait des enjeux de compétition.
- Les marques créent de la valeur
- Les marques territoriales ont 3 fonctions : transactionnelle, identitaire et aspirationnelle.
- La logique « vertueuse » de la marque et du « branding » s’appuie sur une différence perçue comme une préférence pour une partie de la cible. Dit autrement, les compétences territoriales peuvent être valorisées par la marque pour créer une différence perçue répondant à une préférence pour les cibles retenues qui sont donc prêtes à payer plus. L’effet d’adresse peut illustrer ce phénomène. La Silicon Valley est coûteuse mais offre aux entreprises une différence perçue telle qu’elles sont prêtes à supporter le surcoût.
- La marque s’appuie sur éléments tangibles et intangibles
- La marque naît généralement d’une rupture
- Une marque forte repose sur de la notoriété, de la fidélité et des preuves concrètes du positionnement.
L’atelier suivant a rassemblé plus d’une centaine de personnes (la salle débordait), preuve de l’intérêt des territoires pour ces démarches. Plusieurs intervenants se sont succédés pour présenter leurs expériences respectives de branding : Xavier de Fouchécour de Beaurepaire sur la notion de territoire, le maire d’Epernay avec la démarche du G 10, Hubstart Paris (présentation), l'agence régionale de bretagne pour sa future marque, le conseil général de l'Aisne pour sa campagne "L'aisne it's open", Invest in Reims (souvent citée ici) et la Créativalley (Nord Pas de Calais). Cette table-ronde était animée par Christophe Le Bret.
Le 22ème Forum de la Communication Publique et Territoriale organisé par Cap'Com se tiendra la semaine prochaine du 30 novembre au 2 décembre au Centre de Congrès de Reims.
Le programme est consultable en ligne en cliquant ici ou en le téléchargeant. Vous pouvez également découvrir le journal de l'événement en cliquant ici.
Les grandes lignes du programme sont :
- mardi 30 novembre : visites professionnelles, Petit forum sur la communication publique et remise du 22ème grand prix Cap'Com.
- mercredi 1er décembre : ouverture par la déléguée de Cap'Com (Dominique Mégard), conférence plénière (Pierre Rosanvallon), et conférence des élus sur "comment rendre la fierté d'un terrioire ?". L'après-midi se compose de conférences grands formats (Construire une stratégie de marque pour un territoire, communiquer sur les services : le marketing du service public), table-ronde, conférence, ateliers méthodoloiques et carrefours numériques (nombreux ébvénements en parallèle).
- jeudi 2 décembre : Grand débat sur la responsabilité de la communication publique dans la crise civique, conférences grands formats (travailler la communication avec et sur les quartiers sensibles - urbanisme, culture, prospective ... : rendre accessible), table ronde, conférence, ateliers méthodologiques et carrefours numériques.
J'interviendrai le mercredi 1er décembre (14h30 - 17h30) dans la conférence Grand Format "construire une stratégie de marque pour un territoire" qui sera introduite par une intervention de Georges Lewi, directeur du BEC-Institute, sur les marques. Je présenterai la démarche Hubstart Paris(r). Plusieurs autres intervenants sont attendus à cette même conférence : Franck Leroy, jean-Yves Heyer, Jack Dumont, Christophe Le Bret, Anne Miriel, Xavier de Fouchécour, Pascal Cartegnie et Jean-Christophe Gallien.
L'Association européenne EUROCITIES s'est réunie du 3 au 5 novembre à Zaragoza (Saragosse) pour traiter d'un sujet cher aux habitués de ce blog : comment les villes européennes créent des actions et outils innovants pour se créer une forte identité et se promouvoir à l'échelle internationale ?
A cette occasion (programme), le guide sur le city Branding des villes européennes a été publié (en anglais). Cette analyse d'expériences européennes a été pilotée par l'équipe d'Only Lyon.
Ce guide se décompose en plusieurs chapitres, illustrés chacun par plusieurs exemples :
- Pourquoi développer une marque territoriale ? (Gêne)
- Quel lien entre l'identité de la ville et la marque ? (Brighton)
- La stratégie de la marque (Munich)
- L'implication des acteurs locaux (Lyon)
- Comment promouvoir la marque ? (Tampere)
- Comment gérer sa marque territoriale ? (Utrecht).
La conclusion du guide évoque quatre points importants:
- le lien entre la marque territoriale et l'identité territoriale doit être très fort ;
- la participation des acteurs locaux est essentielle ;
- le spectre des actions menées dans le cadre d'une marque territoriale est étendu ;
- il n'ya pas de recette unique pour la mise en place et le développement d'une marque territoriale. Les choix doivent être effectués en fonction des contextes locaux.
Plus :
- Télécharger le dossier de presse
Vidéo de présentation la ville de Saragosse :
Vidéo du City branding de Zaragoza :
Le Club des Développeurs de Seine-et-Marne en partenariat avec l'ARD Paris Ile-de-France vous donnera rendez-vous prochainement à Marne-la-Vallée pour une rencontre sur le thème «Comment optimiser la participation d'un territoire à un salon professionnel ?». Durée : la matinée.
Parmi les points abordés : la définition d’un message pour un format salon, l’identification des cibles, les événements impactants, le suivi des contacts, la gestion des retombées, etc.
Cette session sera animée par Frédérique de Bast (Directrice Marketing Stratégique et Communication à l’Agence Régionale de Développement), Vincent Gollain (Directeur de l’Attractivité Durable des Territoires à l’Agence Régionale de Développement) et Lydie Benko (Responsable du programme prospection et recherche d'investisseurs pour l'implantation d'entreprises, Seine-et-Marne Développement).
Inscription gratuite mais obligatoire par courriel : d.lapa(at)smd77.com (nombre limité de places)
Information auprès de David Rozenberg : d.rozenberg(at)smd77.com
Visitez le site des développeurs de Seine-et-Marne
Je suis intervenu devant quelques membres du Club des développeurs économiques d'Ile-de-France (CDEIF) afin de présenter quelques unes de mes idées et outils détaillés dans mon guide de marketing territorial.
Pour télécharger la présentation (gratuit) : merci de cliquer ICI.
(c) Rembha, Flickr
L'Association "Place Branding & Public Diplomacy" tiendra du 20 au 22 janvier 2011 son second congrès mondial consacré au branding des villes à Bogota, en Colombie. La première s'était tenue à Berlin en 2008.
Professionnels et chercheurs sont invités à déposer leurs projets de contributions d'ici le 30 juin prochain. Les textes proposés doivent impérativement être en anglais.
Informations sur cette conférence : ICI (anglais).
Le Club des Développeurs Economiques d'Ile-de-France (CDEIF) organise le 22 juin prochain dans l'après-midi une conférence débat sur le marketing territorial à partir du guide pratique publié en début d'année. Cette conférence est gratuite mais l'inscription préalable est nécessaire.
Plus d'information sur le blog du CDEIF.
En octobre, à Nantes, s’est déroulé le salon du développement local, l’occasion souhaitée, par plus d’une trentaine de participants à une table-ronde, de capter de bonnes pratiques sur le nouveau marketing territorial … Clarisse Allain était présente et nous propose une synthèse de ces échanges.
Constat mitigé pour cette table ronde construite autour de quatre interventions, dont il n’est pas question ici de critiquer la qualité et l’intérêt. Toutefois, elles soulèvent une interrogation quant à la vision que les professionnels de l’attractivité ont du marketing territorial.
Lors de cette table ronde, on évoque successivement une tendance forte concomitante à l’essor du web 2.0 : la promotion du territoire par ses résidents via des sites à thème (ex. : www.globalgreeternetwork.info). Le phénomène du « City branding » a également fait l’objet d’une présentation. Atout France a mis en avant l’efficacité de la vidéo sur l’amélioration de l’attractivité d’un territoire (le film Les Ch’tis a ainsi permis de multiplier par 4 le nombre de touristes dans le Nord). La Région Pays de la Loire a quant à elle, présenté destineo, un calculateur d’itinéraires en ligne mutualisant les informations des sociétés de transports publics de la région. Des exemples et interventions intéressants au regard de ma formation de « communicante ». Mais, ne faisons-nous pas la confusion entre deux métiers complémentaires certes, mais pour autant tout à fait distincts ?
Les collectivités se posent de nombreuses questions quant à leur projet de territoire : quelles filières économiques devons-nous soutenir pour maintenir la dynamique d’emplois ? Quels sont les besoins nécessaires à notre territoire pour attirer des activités économiques et des résidents ? Est-ce déjà le cas ? Des questions auxquelles la communication ne peut apporter de réponse seule.
En revanche, le marketing peut tenir ce rôle car il s’articule autour de trois métiers complémentaires. Tout d’abord, l’étude grâce à laquelle on met en exergue les atouts, faiblesses du territoire et les opportunités et menaces du marché. Elle aide à connaître le « champ des possibles ». La stratégie ensuite, qui donne la ligne de développement territorial au sens du développement et de la création de l’offre (le mix-marketing que l’on connaît : produits urbains, prix…). Le marketing opérationnel enfin, qui permet de mettre en œuvre la stratégie et auquel la communication appartient. C’est là toute la distinction : le marketing développe et crée l’offre en vue d’améliorer l’attractivité territoriale, la communication la valorise.
Dommage donc que cette table ronde ait manquée d’exemples et d’explications sur les phases amont du marketing : l’étude et la stratégie, dont j’aurais souhaité m’inspirer.
A noter cependant, de bonnes idées sur les nouveaux outils.
J’espère susciter le débat et échanger avec ceux qui le souhaitent sur leur vision du marketing territorial et leurs pratiques.
Article proposé par Clarisse Allain, www.clarisse-allain.com qui est actuellement à la recherche d’une opportunité professionnelle en
France.
Les 17 et 18 septembre 2009, se tient à Bourges le 56ème Congrès du CNER, la fédération nationale des comités d’expansion et des agences de développement économique. C’est un rendez-vous attendu par la profession qui se retrouve tous les ans à la même période pour discuter de sujets clés et échanger. Le nouveau Président du CNER, M. Paul Jeanneteau, a inauguré le congrès après le discours d’Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat. Une minute de silence a été partagée entre les congressistes à la mémoire d’Adrien Zellen, ancien Président.
Le thème de ce congrès est intitulé « Réinventer le développement économique local ».
La première table-ronde avait pour thème « Identité, image et marketing des territoires », un sujet d'importance! Elle a été présidée par Alain Rafesthain, Président du Conseil général du Cher. 5 intervenants de qualité se sont exprimés à ses côtés :
- Didier Janot, Président d’Horizon Bleu (réf. Invest in Reims par exemple) ;
- Daniel Colling, Fondateur et directeur du Printemps de Bourges
- Robert Richard, Président du pôle Image Magelis d’Angoulême ;
- Michel Apchin, Maire de Saumur et Président de la Communauté d’agglomération Saumur Loire Développement ;
- Xavier Beulin, Président du CESR de la région Centre.
Un élément fondamental me semble avoir été abordé lors de cette table ronde : l’impact des manifestations culturelles, événements, festivals, etc. sur le développement économique. En effet, l’évolution actuelle des attentes des populations tient en une préférence croissante pour ces événements, éphémères, au détriment parfois de l’installation de nouveaux équipements « en dur ». Avec la multiplication de ces manifestations, se pose donc un défi croissant pour les agences de développement économique : comment intensifier les retombées économiques de ces événements sur le territoire ? Comment créer les événements attendus par le public lorsque le territoire possède une densité économique suffisante d’acteurs ? A cela s’ajoute également une question supplémentaire : comment construire une articulation efficace avec les acteurs du milieu culturel et du patrimoine qui sont souvent des partenaires clés de ces manifestations ?
Toutes les réponses n’ont pas été apportées par les orateurs, mais je retiendrai plusieurs idées directrices :
- Il faut être bien connu, mais surtout il faut être connu en bien.
- Construire une politique de marque territoriale suppose de bien connaître les traits caractéristiques de son territoire (une bonne analyse Cerise Revait ® !) et d’avoir une volonté stratégique. C'est essentiel pour faire travailler une agence de marketing et communication.
- les retombées économiques d’une manifestation culturelle peuvent être intensifiées par un maillage important avec les acteurs locaux (Bourges, Magelis), mais la création d’actifs permanents n’est pas automatique (Bourges). Il est nécessaire d’agir en même temps sur le développement économique si l’on souhaite créer un « mini –cluster » permanent dans les activités proches de la manifestation.
- Posséder des actifs territoriaux stratégiques n’est pas suffisant pour créer des manifestations ayant une forte visibilité.
- L’absence d’actifs territoriaux stratégiques est handicapante.
- Il est nécessaire de se placer dans le temps long tant pour installer durablement un événement (Bourges, Festival de la BD d’Angoulême) que pour promouvoir une image forte du territoire.
- Vouloir faire du buzz à tout prix peut être contraire à la construction de l’identité du territoire à moyen terme.